Parcours poétique

Notice biographique

Alexandre Poncin livre une poésie intime de l’évènement, ouverte à la rencontre. Attentive au temps, soucieuse du commun, sa parole souvent se fait vive : elle est aussi bien appel que confidence.

Plusieurs de ses poèmes ont été publiés, notamment dans les revues Cairns (n°28), Traction-Brabant (n°93, 96, 98), Lichen (n°62, 63, 70 à 75), L’ours dansant (n°4, 12).

Son premier livre de poèmes (en vers libres et d’autres un peu moins), Le Malaise et l’Échappée paraît en septembre chez 5sens éditions.

Son travail s’élabore et se partage sur son site internet : alexandrepoemes.fr

Parcours Poétique

J’écris d’abord vitalement : pour réinstaurer en mon corps sa respiration et son mouvement propres, pour retrouver son écoulement incontrarié.

Pour retrouver mon chant.

Alors je m’efforce quotidiennement de sortir d’une sidération – j’ose dire d’une violence, somme toute ordinaires. Celles d’une vie qui se fait, se défait, souvent malgré elle et qui n’a pas souvent les mots pour se dire quand tout autour se tait et qu’on l’invite à parler.

Écrire donc, attentif au temps, cherchant l’inespéré, l’amour d’une rencontre, l’épreuve d’une liberté jamais vraiment saisissable. La recherche n’est pas isolée, encore moins solitaire. Elle est partagée, et j’espère commune. Elle trouve raison dans une ouverture sans retour possible ni souhaitable.

Si la beauté est bien dicible, elle a avoir avec une forme rétive d’évidence. Je souhaite parvenir à quelque chose comme une exactitude poétique, pour y suivre sa voie, voire m’y identifier.

Je privilégie une écriture de la parole vive, de l’adresse et de la confidence à l’autre, peu importe son nom, ses traits apparents, son visage. Poésie intime de l’évènement et de la rencontre, pour sortir de soi. Paroles souvent laissées à elles-mêmes, en suspens, attendant une réponse offerte à l’imagination.

Aucune forme stylistique n’est vraiment négligée même si c’est en vers qu’on dit libres que j’écris de façon privilégiée.

Mes tercets et poèmes courts sont pour une bonne part redevables, dans leur esprit et quelquefois dans leur lettre, à la tradition poétique japonaise du haïku et du senryû pour lesquels j’éprouve un vif intérêt. Cela doit être mentionné tant cela infuse dans ma pratique quotidienne de l’écriture.

Je revendique enfin une approche sérielle dans mon travail, remettant sur le métier quantité de thèmes et d’objets chéris. Autant de variations, d’effleurements nourris et constants.